Bio


Mes premiers souvenirs d’écriture sont en réalité des souvenirs de lecture. Livres pour enfants, albums jeunesse, bandes dessinées, revues traînant dans la salle d’attente du médecin, grands classiques, romans d’apprentissage… J’ai lu. Tous les jours, toutes les nuits. Lu et relu jusqu’à l’épuisement – et un jour, à mon étonnement, je me suis aperçu (ou plus exactement on m’a amené à le constater) que j’écrivais. Qu’il y avait entre moi et le monde, moi et les autres, moi et les événements, une distance, ou plutôt une épaisseur, une étoffe – celle des mots. Ainsi, aux amours de passage et aux amis plus ou moins fidèles, ce ne sont pas des mots d’amour ou des lettres d’amitié que j’écrivais, mais des poèmes, des bouts de conte, des débuts de nouvelles ou des rêves de romans. Avant de les écrire – les « fameux vrais romans », je suis devenu, autant par vocation que par accident, professeur de français. Métier que j’ai exercé avec bonheur pendant vingt ans. Vingt ans pendant lesquels j’ai publié des nouvelles (Maleterre, Absent pour le moment et Cellule K) et des romans plus ou moins elliptiques (Femme du monde, La Lettre à Anna, Le Jour de mon retour sur terre et Castro est mort ! édités pour la plupart au Serpent à Plumes). Depuis les années 2000, il m’arrive régulièrement d’échanger mes stylos contre un billet d’avion (Maroc, Cuba, Autriche et Allemagne où deux livres sont traduits), une paire de ciseaux (adaptations régulières pour le Festival de la Correspondance de Grignan) ou encore la vidéo et l’ordinateur (Cellule K, printemps 2010, spectacle d’écriture numérique présenté à la Cave poésie et à la médiathèque de Toulouse). Enfin, aimant (pour le dire simplement) partager les mots et rencontrer les gens, je collabore depuis 2007 avec la Boutique d’Écriture du Grand Toulouse et j’anime des résidences d’écriture en milieu scolaire (LEP Bayard) ou urbain (réhabilitation du quartier des Barradels à Blagnac).

Assouvissant mes fantasmes de collectionneur, j’ai publié en 2013 aux éditions Naïve Livres Les Tiroirs de Visconti.

En 2014, j’ai signé l’adaptation théâtrale de Marilyn, intime, de et avec Claire Borotra, spectacle présenté au Théâtre du Rond-Point à Paris.

À la rentrée littéraire 2015 paraîtra aux éditions du Serpent à Plumes, que je suis heureux de retrouver, Journal d’un Caméléon, qui relate les déambulations d’un artiste peintre confronté aux différentes idendités qui coexistent en lui.

Comme les Tiroirs de Visconti, ce dernier livre s’inspire d’un personnage réel, à savoir le peintre Roger Cosme Estève, et s’incrit, si je m’autorise ce néologisme, dans le registre de l’autrui-fiction.

Découvrez le portrait composé de Didier Goupil


Nouvelles : Maleterre (Alfil, 1995. Le Serpent à Plumes, 2005) –  Absent pour le moment  (Trabucaïre, 1997) – Cellule K (Le Rocher, 2008)

Romans : La Mie des Livres (Le Castor Astral, 1997) – Femme du Monde (Balland, 2001. Le Serpent à Plumes, 2003. Naïve Livres, 2007. Haymon Verlag, 2008) – Le Jour de mon retour sur Terre (Le Serpent à Plumes, 2003, poche 2005) – La lettre à Anna (Fayard, 2005, poche 2007) – Castro est mort ! (Le Rocher, 2007. Haymon Verlag, 2009) – Les Tiroirs de Visconti (Naïve Livres, 2013) – Journal d’un Caméléon qui paraitra le 27 août 2015 aux éditions du Serpent à Plumes.

Anthologie : Nouvelles contemporaines françaises, textes avec appareil critique, Hatier, 1997

Scénario : Un certain goût d’herbe fraiche, court-métrage de Fabienne Godet, Lazennec Productions (diffusion France 2 et le câble), 1997

Adaptation : Adaptation de Marilyn, intime, de et avec Claire Borotra, Théâtre du Rond-Point, Paris, juin 2014


Didier Goupil             didier.goupil1@orange.fr            06.63.90.47.98

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