Journal d’un caméléon

Le XXlème siècle sera bipolaire

Après une rupture amoureuse, Cosme Estève, peintre de son état, se retrouve pour un délai  indéterminé dans un établissement spécialisé.

Armé de sa seule boussole, il erre dans les couloirs labyrinthiques à la recherche du fumoir pour se griller une énième cigarette. Le dédale n’est pas seulement géographique il est aussi mental.

Au fil du périple, qui le replonge dans son passé et la genèse de sa vocation, il aura la confirmation de ce qu’il pressentait : ils sont nombreux à cohabiter à l’intérieur de lui-même.

Pour endosser les différentes identités qui s’agitent en lui, il n’aura d’autre solution que de devenir caméléon.


Extrait

            « L’homme n’existait pas. Estève voulait bien concéder qu’il existait des individus, des créatures. Mais l’homme, non, il ne connaissait pas. Il ne l’avait jamais vu. Il ne l’avait jamais rencontré ni même aperçu. Et pourtant, toute sa vie, on avait tout fait pour le persuader du contraire. A l’école, à l’armée, aux Beaux-Arts encore où on voulait absolument lui faire croire que la Peinture existait toujours, alors qu’il suffisait d’avoir entendu une fois dans sa vie parler de Marcel Duchamp pour savoir qu’elle était morte et bel et bien enterrée depuis des lustres. Son père, sa mère, les femmes qu’il avait aimées, tous avaient voulu qu’ils soient un homme. L’homme, pensait-il, n’existait pas plus que la pipe de Magritte et cet être dont on lui parlait et qu’il aurait fallu qu’il devienne n’était rien d’autre qu’un uniforme qu’on voulait qu’il endosse pour le brider à volonté.

               Ni Dieu ni Maître. Ni humain ni citoyen, proclamait-il, lui qui n’avait jamais voté et s’était servi dans le temps de sa carte d’identité pour confectionner les filtres de ses joints.

               Il aurait bien voulu être un chien ou un cheval. Il aurait même accepté de bon gré une vie de paon, de papillon ou de hérisson. Mais homme, c’est vraiment parce qu’il n’avait pas eu le choix. Il ne s’était d’ailleurs jamais gêné pour l’être le moins possible. Dès la petite enfance, il avait réclamé des crayons de couleur, des gouaches, des feutres, et depuis il consacrait son temps à peinturlurer le beau costume qu’on voulait lui faire porter.

              À la rigueur, le seul rôle qu’il voulait bien accepter de jouer c’était celui d’Arlequin. »


Lecture Augmentée

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Sélectionné par…

Lauréat du Prix Jean-Morer des vendangeurs littéraires de Riversaltes

Prix de la Page 111 organisé par Radio Nova, plus d’infos ici.

CULTURA dans la catégorie Roman Français de la rentrée littéraire 2015.

Espace Culturel E.Leclerc dans la catégorie Talents Confirmés.

FNAC Belgique parmi les romans de la rentrée littéraire 2015.


Premières lectures, chroniques et critiques

Par Martine L. Petauton sur le site La Cause Littéraire :
« Livre attachant, écrit à la façon des peintres mâtinés de poètes. Bien davantage : livre en capacité de soigner ou un peu : oui, la création est sauvegarde ; l’homme est fait de facettes multiples et encolorées de partout. La route du coup peut s’ouvrir. »
La critique complète ici.

Par le critique Jacques Aboucaya sur le site Salon Littéraire :
« Un récit allègrement mené. Didier Goupil connaît l’art de ménager l’intérêt. D’endosser la personnalité de ses héros. Il n’est, de surcroît, pas dépourvu d’humour. Irréprochable, sa documentation sur l‘enfermement psychiatrique tel qu’il est pratiqué à notre époque, ses incohérences et ses impasses. C’est assez dire que son livre n’est pas sans mérite ! »
La critique complète ici.

Par Jean-Antoine Loiseau, critique et directeur de salons littéraires :
« Je viens de terminer la lecture du Journal d’un caméléon, très bon titre au demeurant et qui convient parfaitement à ce vertige de l’identité, thème central du livre. Inspiré d’un artiste vivant, le livre sait ne pas rester trop « collé » à lui ; on a réellement l’impression d’une totale création romanesque et fictionnelle. J’ai véritablement beaucoup aimé la façon dont se mêlent les amours, la vie, l’art, la création, la fête (notamment à travers la cargolade!), la cuisine. Et bien sûr j’ai été très sensible aux passages sur Pessoa et les identités multiples. En résumé, un livre accessible à tout un chacun et qui sait aussi rendre érudit sans jamais peser ou faire étalage de cette érudition. »

« Goupil le caméléon » par Yves Gaby dans la Dépêche du Midi, ici.

« Voyage dans les Cosme » par Buster du webzine Media Culturel BONUS, ici.

Par le blog Le Capharnaüm Eclairé, ici.

Par le blog Cultur’elle, ici.

Par le blog Que Lire ?, ici.

Par le blog Hey Jungle, ici.

Par le blog Balades Littéraires, ici.

Par le blog Les Petites Plumes, ici.

Par le blog Bulles de Livres, ici.

Par le blog Les P’tites Notes, ici.

Par Nicole Gaspon du site Le Travailleur Catalan, ici.

Par Michel Pinell, adjoint à la Culture de la Mairie de Perpignan :
« Magnifique livre. Un seul défaut : trop court ! »

Par le critique Met Barran, ici.

Par Véronique Poirson des Huit Plumes de L’Express, ici.

Par le critique belge Willy Lefèvre, ici.

Par Bruno Lamarque de la Librairie La Renaissance à Toulouse, ici.


Didier Goupil             didier.goupil1@orange.fr            06.63.90.47.98

 

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